Publication de l’atelier « Ironies socratiques » 2014

Responsables : Anne Baudart et Hélène Politis
Publication électronique intégrale des interventions
(tous droits réservés)

Présentation

Placé sous le signe pluriel et polyvalent des « Ironies socratiques », cet Atelier de la Société française de philosophie évite de limiter l’ironie à un procédé langagier parmi d’autres, ou encore au mode original d’interrogation par lequel Socrate déroutait et stimulait ses interlocuteurs, ou encore à un art de la séduction qui, tout à la fois, attire et rebute. L’héritage de Socrate est multiple ; nul ne peut affirmer l’avoir cerné en totalité ; il reste vivant aujourd’hui sous maintes figures contrastées. Merleau-Ponty ne s’y était pas trompé qui voyait en « l’ironie vraie » une tâche et non un alibi, une matrice de détachement salutaire pour l’action, une attitude autant qu’un devoir-être, une conduite de vigilance intellectuelle. Nous souhaitons, en 2014, prolonger et diversifier le travail artisanal que nous avons engagé en 2013. L’année 2013 nous a fait rencontrer et célébrer, sous divers angles convergents, Kierkegaard philosophe. Sans oublier, en 2014, le Socrate de Kierkegaard ni Kierkegaard comme figure socratique majeure de la première moitié du XIXe siècle, nous mettons librement en commun nos savoirs et nos interrogations pour explorer et approfondir quelques aspects philosophiques de l’ironie, de l’humour, de la communication indirecte, du rapport « paradoxal » à la vérité que Socrate, en son temps, a su initier (au sens de l’initium).

 

 

Sommaire et liens de téléchargement (tous droits réservés)


1. Séance 1 (samedi 15 mars 2014) : Présentation générale. Thème : Socrate dans le néoplatonisme ?

  • Conférence par Anne Baudart  : « Socrate dans le néoplatonisme ? Le cas Socrate ».
  • Conférence par Arnaud Catil : « De l’ironie à la mystagogie : Socrate philosophe de l’Un ? Conséquences métaphysiques du socratisme chez Proclus ».

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2. Séance 2 (samedi 5 avril 2014). Thème : Socrate ou Jésus ?

  • Conférence par Anne Baudart : « Complétude du mysticisme plotinien ? ».
  • Conférence par Ilona Fortin-Comas : « Paul Ricœur, ou comment parler du Christ en philosophe »;

Télécharger l’intégralité du texte en pdf (p. 34 – 50)

 

3. Séance 3 (samedi 17 mai 2014). Thème : Aspects philosophiques de l’ironie moderne, deux exemples.

  • Conférence par Cécile Loisel : « L’ironie tragique chez Thomas Hardy ».
  • Conférence par Hélène Politis : « Propos sérieux à propos de Satie ironiste ».

Télécharger l’intégralité du texte en pdf (p. 51 – 73)

 

4. Séance 4 (samedi 14 juin 2014). Thème : De l‘ironie à l’humour.

  • Conférence par Alice Chalanset : « L’ironie : remède ou poison ? »
  • Conférence par Eric Antoine Dupuis :  « De l’ironie socratique à l’humour kierkegaardien ».

Télécharger l’intégralité du texte en pdf (p. 74 – 95)

 

 

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De la philosophie aux sciences positives : le mythe de l’émancipation (par P. Dupouey)

Atelier « L’idée de science » (2e année) 2014-2015

Séance du 22 novembre  2014 : argument et texte intégral

10h à 12h30 au CAPHES 29 rue dUlm 75005 Paris

De la philosophie aux sciences positives :
le mythe de l’émancipation

par Patrick Dupouey (1)

C’est un lieu commun de l’histoire des sciences, comme de la philosophie, que les premières n’auraient commencé d’exister qu’en se séparant de la seconde. Le récit de cette rupture – qu’on la regarde comme salutaire ou au contraire comme désastreuse – s’autorise fréquemment d’une référence à Auguste Comte et à la fameuse loi « des trois états ». Au prix d’une identification de la philosophie au stade métaphysique, cette histoire devient – au point de vue des sciences – celle d’une glorieuse guerre de libération. Il ne manque pas d’exemples pour valider ce récit, qui ne peut pas ne pas contenir, comme tout mythe, quelque part de vérité.

Le point de vue de la philosophie est plus nuancé. Il n’est sans doute pas un philosophe qui n’ait affronté la tâche de penser cette séparation, mais les appréciations ont considérablement varié. On ne pourra bien sûr les considérer toutes, mais on s’intéressera à quelques-unes, notamment à celles qui proposent des variations sur le thème cartésien de l’arbre du savoir (Lettre-préface des Principes de la philosophie). L’image se retrouve chez Husserl, mais aussi chez Comte, qu’on interrogera plus spécialement.

Il est clair qu’un récit de séparation ne peut se dispenser de préciser d’une part en quoi consistait l’unité primitive, d’autre part ce qu’il en est des identités respectives issues du divorce. On ne saurait valider l’idée d’une philosophie et d’une science autrefois réunies, mais dont la nature demeurerait la même une fois la désunion consommée, chacune n’ayant plus qu’à vivre, de son côté, d’une existence enfin conforme à son essence de toujours.

En présentant le stade métaphysique du développement de l’esprit comme « une simple modification » du théologique, Auguste Comte corrobore effectivement l’idée que la science devrait se définir par opposition à la métaphysique. Mais premièrement, il y a loin, dans l’esprit de Comte, de la métaphysique à la philosophie. Ensuite, quelque secondaire qu’il apparaisse dans les premières leçons du Cours, le métaphysique (plutôt que la métaphysique) s’avère, lorsqu’on pousse un peu au-delà, nettement plus riche et complexe.

Quant à ce que Comte appelle philosophie, le bilan général qu’il tire dans la 58e Leçon du Cours (« équivalent spontané du Discours initial de Descartes sur la méthode ») interdit de la présenter comme ce que l’âge positif autoriserait à reléguer au musée des errements de l’intelligence humaine.

Si j’en ai le temps, j’aimerais tirer de ces réflexions quelques conclusions sur les situations respectives des sciences et de la philosophie, ainsi que sur l’enseignement de cette dernière.

 

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1 – Professeur en classe de Première supérieure au lycée Pierre de Fermat Toulouse.

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Que signifie « comprendre une théorie scientifique » ? (par M. Vorms)

Atelier « L’idée de science » 2013-2014

Séance du 22 mars 2014

Que signifie « comprendre une théorie scientifique » ?
par Marion Vorms (1)

Le sujet de cet exposé est la notion de théorie scientifique. Il semble peu contestable que l’un des buts de l’enquête scientifique consiste à formuler des théories, que l’on peut décrire comme des ensembles structurés d’hypothèses portant sur un domaine de phénomènes. En abordant l’étude de cette notion sous l’angle de la compréhension que les sujets ont des théories, je cherche à en critiquer une conception abstraite et formelle, selon laquelle les théories peuvent être reconstruites au moyen d’outils logiques, indépendamment de la manière dont elles sont utilisées dans des raisonnements. Pour cela, je m’appuie sur l’exemple de la mécanique classique. Cette théorie existe sous plusieurs formulations différentes, qui sont équivalentes d’un point de vue logique, mais qui n’offrent pas la même représentation des phénomènes ni ne facilitent les mêmes raisonnements. Pour rendre compte de ces différences, il convient d’étudier la théorie comme une activité intellectuelle — l’activité théorique.

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1 – Docteur en philosophie, Marion Vorms est maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheuse à l’Institut d’Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques (CNRS).

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Paradigme géométrique et histoire des sciences (par F. Boule)

Atelier « L’idée de science » 2013-2014

Séance du 24 mai 2014

Paradigme géométrique et histoire des sciences,
par François Boule (1)

L’idée du thème de ce jour est venue d’une discussion entre Jean-Michel Muglioni et moi, au cours de laquelle j’évoquais deux styles ou deux tempéraments de mathématiciens, les « géomètres » qui recourent à des images, et les « algébristes », qui sont du côté du calcul ou du discours. Mais cette opposition simpliste vaut d’être un peu approfondie, et appréciée dans ses conséquences sur les paradigmes scientifiques hors des mathématiques. C’est donc un regard sur la géométrie, son évolution, et quelques-unes de ses conséquences que je vous propose, sinon dans toutes les sciences, du moins en astronomie, dont j’ai gardé quelques souvenirs.

 

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En annexe, le texte de Henri Poincaré Des fondements de la géométrie, traduction en français par Louis Rougier du mémoire paru en anglais dans la revue américaine The Monist, (Vol. 5, n° 9, 1898-1899, octobre 1898). On trouve également ce texte en ligne sur le site www.mathkang.org

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1 – Agrégé de mathématiques, docteur en Sciences de l’Education, ancien MdF à l’INSHEA de Suresnes, auteur de divers ouvrages de pédagogie des mathématiques.

Publication des travaux de l’atelier Kierkegaard 2012-2013

Atelier Kierkegaard 2012-2013
Responsables  : Anne Baudart et Hélène Politis

Publication électronique de l’intégralité des travaux
(tous droits réservés)

Søren Kierkegaard est né le 5 mai 1813. L’année 2013 sera donc l’occasion, deux cents ans plus tard, de célébrer son œuvre et, surtout, de la relire avec des yeux neufs, en tenant compte de la décantation qui résulte du travail du temps et en mobilisant les acquis les plus récents de la recherche kierkegaardienne internationale. L’atelier organisé par la Société française de philosophie s’inscrit de manière spécifique dans ce cadre ambitieux puisqu’il va permettre à quelques jeunes chercheurs et à des auditeurs philosophes de se rencontrer pour dialoguer, documents à l’appui, sur la signification et l’intérêt de travaux en cours. L’accent y sera mis sur Kierkegaard philosophe et visera à montrer la portée actuelle de son œuvre. Car cette œuvre, comme celle de tous les grands philosophes, n’appartient pas à l’histoire sur un mode passé, mais elle peut nous aider à clarifier et approfondir nos engagements philosophiques, quelle qu’en soit la diversité. D’où la grande chance que représentent les conditions d’un travail en atelier ne séparant pas information précise et dialogue ouvert, mise en commun des connaissances et capacité critique de progresser, dans un style qui s’efforcera d’être fidèle à la belle liberté intellectuelle dont témoigna toujours Kierkegaard.

  • Séance 1 (10 novembre 2012) : Problèmes philosophiques liés à la réception de Kierkegaard aux États-Unis et en France. Introduction, conférence par Éric Pons, conférence par Hélène Politis, discussions.
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    .
  • Séance 2 (19 janvier 2013) : Le problème des Miettes philosophiques de Kierkegaard : perspectives philosophiques actuelles. Introduction, conférence par Ilona Fortin-Comas, discussion.
    Télécharger la transcription intégrale.
  • Séance 3 (9 février 2013) : Sur le Post-scriptum aux Miettes philosophiques de Kierkegaard : perspectives philosophiques actuelles. Introduction, conférence par Mathieu Horeau, discussion.
    Télécharger la transcription intégrale.
  • Séance 4 (6 avril 2013) : Hommage philosophique à deux grands interprètes de Kierkegaard : Ronald Grimsley et Henri-Bernard Vergote. Introduction, conférence par Eric Antoine Dupuis, conférence par Cécile Loisel, discussions, conclusion synthétique sur les 4 séances.
    Télécharger la transcription intégrale.

 

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Contribution au débat sur la conférence de Franck Fischbach (A. Foucher)

Atelier « Le monde » (2012-2013)
sous la responsabilité de Jacques Doly et Jean-Michel Muglioni

Séance du 18 mai 2013

Conférence de Franck Fischbach à propos de son livre La privation de monde (Vrin, 2011), contribution d’Alexandre Foucher : « Capitalisme et privation du monde », télécharger le texte (tous droits réservés).

Télécharger le texte intégral de la conférence de F. Fischbach (tous droits réservés).

 

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L’imaginaire à propos de la science (Alexandre Foucher)

Atelier « L’idée de science » 2013-2014
sous la responsabilité de Jacques Doly et Jean-Michel Muglioni

Séance du 12 octobre 2013
(10h-13h, salle du Caphés, 29 rue d’Ulm, 75005 Paris)

 

Alexandre Foucher : « L’imaginaire à propos de la science »

Cette étude propose une approche originale qui part des films de science-fiction, pour ce qu’ils reflètent des attentes envers les découvertes scientifiques à venir. Parmi toutes les attentes, l’étude s’arrête particulièrement sur le voyage dans le temps. Ce thème, très exploité dans le cinéma récent, rassemble toutes sortes de contradictions à propos de la notion du temps. Ces contradictions viennent souvent d’une interprétation maladroite de la théorie de la relativité générale d’Einstein. Eclairé par une revue de la théorie de la relativité générale, ainsi que par l’Esthétique transcendantale de Kant, notre étude détermine le domaine de l’imaginaire concernant la science. L’idée de science, telle qu’elle apparaît au travers ses représentations cinématographiques, apporte un nouvel éclairage à l’idée d’univers et celle d’humanité, que ce soit dans une dimension cognitive, une dimension morale et une dimension sociale.

 

Bibliographie sélective

Einstein Albert, La relativité, Gauthier-Villars,1956.

Hawking Stephen, Une belle histoire du temps, Flammarion, 2009.

Kant Emmanuel, Critique de la raison pure, PUF, 1944.

 

Filmographie sélective

Retour vers le futur – Back to the futur 1, 2 & 3, Robert Zemeckis, 1985 – 1989, 1990

 

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La privation de monde (Franck Fischbach)

Atelier Le Monde 2012-2013

Séance du 18 mai 2013, 10h – 13h
Caphés, 29 rue d’Ulm 75005 Paris, salle 235 A

Intervention de Frank Fischbach :
à propos de son livre :
La privation de monde
. Temps, espace et capital, (Vrin, 2011)

A la source de ce livre il y a la conviction que certaines des évolutions les plus négatives des sociétés contemporaines confèrent une actualité nouvelle au concept d’aliénation selon la compréhension qu’en ont proposée des penseurs aussi apparemment éloignés l’un de l’autre que Marx et Heidegger : l’aliénation comprise comme privation de monde. Nos sociétés mondialisées sont paradoxalement celles où s’impose l’expérience d’une privation de monde sans précédent. Plusieurs dimensions de cette privation sont analysées ici, notamment l’expérience temporelle d’un présent éternel, l’épuisement de l’historicité et l’accélération frénétique des maintenant successifs. Quant au lieu où se joue originairement la privation de monde, la thèse soutenue est qu’il s’agit du travail dans la forme salariale qui est la sienne sous le capital et dont le caractère mutilant n’a cessé d’être amplifié par les plus récentes évolutions. C’est donc aussi d’une transformation du travail que dépend la possibilité d’un advenir historique de l’être de l’homme dans le monde.

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Le cosmopolitisme (Aurélie Ledoux)

Atelier Le Monde 2012-2013

Séance du 23 mars 2013,
Aurélie Ledoux (lycée Georges Dumézil, Vernon),
10h-12h30, salle du Caphés, 29 rue d’Ulm 75005 Paris

 

Communication d’Aurélie Ledoux

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– Discussion

 

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